Etudes en sociologie : de l’université aux bureaux d’études sociologiques

La sociologie s’étudie à l’université et suit le schéma licence (bac+3), master (bac+5), doctorat (bac+8). Si la licence peut permettre de passer certains concours de la fonction publique, le niveau master est requis pour prétendre à un métier dans la sociologie. Il est possible d’exercer dans le public (notamment à l’université), mais aussi dans le privé. En effet, il existe des bureaux d’études sociologiques. Le niveau doctorat est généralement suivi par les étudiants désireux d’engager une carrière dans l’enseignement et la recherche.

 

Un parcours académique, peu de débouchés

Force est de constater que les études en sociologie offrent peu de débouchés par rapport à d’autres disciplines et études supérieures.

Des débouchés peu nombreux

« Les titulaires de la licence poursuivent majoritairement leurs études (master, école spécialisée, grande école…) car c’est à bac + 5 que les universitaires sont vraiment attendus sur le marché du travail. Ils se dirigent ensuite vers les métiers de l’accompagnement social, du développement social, de l’insertion sociale et professionnelle ou encore des ressources humaines… ou préparent les concours de la fonction publique pour devenir bibliothécaire, chargé d’études documentaires, secrétaire de mairie, etc.

Exemples de métiers le plus souvent après un bac + 5 : chargé/e d’études ; chargé/e de mission ; conseiller/ère de formation (dans une collectivité, une association ou un institut d’études) ; conseiller/ère territorial/e d’action sociale ; coordinateur/trice territorial/e ; sociologue… »

 

Des axes de formation généraux

Comme le souligne l’ONISEP, certains attendus sont identiques d’une formation à l’autre en licence de sociologie. Sept points sont particulièrement soulignés par l’éditeur public :

« Savoir mobiliser des compétences en matière d’expression écrite et orale afin de pouvoir argumenter un raisonnement

Cette mention suppose en effet des qualités dans la compréhension fine de textes de toute nature et de solides capacités d’expression, à l’écrit comme à l’oral, afin de pouvoir argumenter, construire un raisonnement, synthétiser, produire et traiter des contenus diversifiés.

Disposer d’un bon niveau dans au moins une langue étrangère (niveau B)

Cette mention comporte obligatoirement des enseignements de langues vivantes. La maîtrise d’au moins une langue au niveau baccalauréat est donc indispensable.

Etre intéressé par la démarche scientifique 

Cette mention suppose la capacité à comprendre et produire des raisonnements logiques et argumentés à partir de données et de concepts issus de différentes disciplines.

Faire preuve de curiosité intellectuelle et plus particulièrement pour les sciences humaines et sociales

La licence Sociologie a pour objet l’étude et la compréhension du phénomène humain, dans toute sa richesse, sa diversité et sa complexité.

Pouvoir travailler de façon autonome et organiser son travail

Cet attendu marque l’importance, pour la formation en sociologie, de la capacité du candidat à travailler de façon autonome. Comme beaucoup de formations universitaires, la Licence de sociologie laisse en effet une place substantielle à l’organisation et au travail personnel.

Avoir un intérêt pour la recherche documentaire

La formation en sociologie requiert en effet l’analyse combinée de nombreuses sources qu’il faut pouvoir comprendre et mettre en perspective.

Avoir un intérêt pour les questions politiques, économiques et sociales

La sociologie implique en effet une dimension politique, économique et sociale. »

Deux voies générales possibles

Quant aux ouvertures en termes de professionnalisation, on peut dire qu’il existe globalement deux voies possibles pour les étudiants en sociologie (niveau Master, au minimum). La poursuite d’études en thèse est possible avec un bon niveau obtenu en master. Mais la validation d’un master peut permettre d’intégrer un bureau d’études sociologiques et d’exercer au service d’entreprises ou de collectivités.

 

La poursuite en doctorat

La première voie possible : ils peuvent s’engager dans la poursuite d’études en doctorat. Cela permet de prétendre à la qualification aux fonctions de Maître de Conférences. Ce grade permet ensuite de candidater à des postes de Maître de Conférences. Mais il convient de souligner qu’il existe une étape plus ou moins longue entre la soutenance du doctorat et l’obtention d’un poste de Maître de Conférences. En effet, la précarité est souvent un passage obligé dans ce type de parcours. Par exemple, après la thèse de doctorat, le docteur pourra poursuivre ses recherches par un ou plusieurs contrat(s) post-doctorat qui se fait sous la forme d’un CDD. Il peut également obtenir un contrat d’Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER). Le contrat d’ATER peut également être conclu pendant la thèse si celle-ci n’est pas financée par un contrat doctoral. Force est de constater que de nombreux docteurs se retrouve à cumuler les contrats précaires sans obtenir de postes de Maître de Conférences.

 

Le secteur privé : les bureaux d’études sociologiques

La deuxième voie possible : les étudiants titulaires d’un Master de Sociologie ou d’un doctorat de sociologie peuvent également opter pour le secteur privé. Ils peuvent par exemple mettre leurs compétences au service d’une entreprise, mais aussi d’une collectivité, en choisissant le consulting. Cela passe notamment par l’ouverture d’un bureau d’études sociologiques comme il en existe en France. De plus en plus d’entreprises et de collectivités font ainsi appel aux services de ces sociologues qui ont opté pour le consulting.