Intel annonce Arc…

Intel annonce Arc…

Tranquillement, les choses se mettent en place pour Intel sur le marché GPU. Aujourd’hui, la firme a levé le voile sur l’appellation qui sera donnée à sa future gamme de cartes graphiques grand public : « ARC ». Sous ce nom, les puces GPUs d’Intel tenteront de séduire les joueurs et de se frayer un chemin entre Nvidia et AMD sur PC de bureau comme sur PC portables.

Connue initialement sous le nom de DG2 et appartenant à la famille « Xe HPG », la puce graphique Arc d’Intel s’attaque frontalement aux Radeon d’AMD et autres Nvidia GeForce sur le marché des PC de gaming. Les premiers PC – portables et tours – seront disponibles au premier trimestre 2022.

Intel monte la pression d’un cran dans le domaine graphique et donne enfin un nom à sa gamme de GPU grand public pour joueurs : Arc. Sous ce nouveau nom commercial on retrouve la puce que la rumeur appelait « DG2 », en référence au DG1 présenté en 2020 au CES de Las Vegas. Les premiers PC équipés en puces Intel Arc arriveraient, selon les plans d’Intel, au premier trimestre 2022, autant sous la forme mobile (PC portables) que « sérieux », c’est-à-dire dans des tours.

 

Des cartes et des technologies pour les joueurs

Dirigé depuis quelques mois par le sémillant Pat Gelsinger, ancien patron de VMware, Intel a également annoncé quelque chose de très important, cette fois sur le plan logiciel. Les ingénieurs du groupe ont confirmé être à l’œuvre sur une technologie de « super échantillonnage piloté par l’intelligence artificielle ».

Il s’agit là d’un passage obligé pour Intel puisque ses futures cartes graphiques proposeront elles-aussi une prise en charge native du très gourmand ray tracing. Pour améliorer les performances en jeu, la firme proposera donc un équivalent de la technologie DLSS de Nvidia. AMD a également adopté une solution avec le déploiement récent du FSR (FidelityFX Super Resolution), mais il ne s’agit pas d’un traitement poussé par l’Intelligence Artificielle.

Reste que pour l’instant Intel ne donne aucune donnée technique sur ses futures cartes sous architecture « Alchemist ». Il faudra vraisemblablement attendre quelques mois pour en savoir plus sur leur conception et sur les performances qu’elles développeront en jeu. L’arrivée à grande échelle d’Intel sur le marché des cartes graphiques grand public est en tout cas une excellente nouvelle pour dynamiser un marché détenu exclusivement par Nvidia et AMD depuis des années… d’autant plus dans un contexte de pénuries. Intel peut en effet compter sur ses propres usines pour produire ses puces.

Si Intel fait figure de nouveau venue sur le marché du GPU dédié, rappelons quand même que ces cartes « Alchemist » ne sont pas les premières cartes graphiques dédiées du groupe qui avait déjà lancé son i740 à la fin des années 90 avant d’introduire la Iris Xe Max il y a quelques mois… il s’agissait alors du premier GPU dédié lancé par Intel en plus de 20 ans.

Quatre générations de GPU sur les rails

Comme ses concurrents, cette première génération de puces Arc aura sans doute un suffixe commercial (ex : GeForce + n° de série), que l’on ignore pour l’heure. Mais on sait déjà que le nom de code de cette première fournée s’appelle « Alchemist ». Si Intel est un géant en termes de puces graphiques livrées, surtout avec ses SoC pour PC portables, l’américain n’a que très peu d’aura chez les gamers.

Il a donc annoncé non pas une, mais quatre générations d’un coup : après « Alchemist » viendront « Battlemage », puis « Celestial » et enfin « Druid ». Une manière de convaincre qu’il ne s’agit pas d’une incursion dans le marché, mais bel et bien d’un investissement pérenne avec une feuille de route long terme.

Intégrées dans un lecteur vidéo assez destructif (ce satané Brightcove), les clips présentés par Intel ne permettent ni de se faire une idée de la qualité d’image, ni du débit de trame. Gageons que les informations arriveront rapidement afin d’alimenter la « machine marketing ». Mais au final ce seront ces amis/ennemis des testeurs, ces satanés « benchs », qui détermineront du sort de cette première génération de GPU gamers d’Intel. Rendez-vous d’ici quelques semaines pour plus de détails… Et début 2022 pour les premiers verdicts techniques.

 

Cartes graphiques gaming avec raytracing et super-échantillonnage par IA

Intel semble de plus en plus proche de réaliser sa véritable entrée sur le marché des cartes graphiques hautes performances. La société a ainsi officialisé la marque qui sera utilisée pour ses modèles grand public. Jusqu’ici identifiées par le nom de leur GPU — Xe-HPG —, ces cartes graphiques prendront le nom d’Intel Arc, à opposer aux GeForce de Nvidia et aux Radeon d’AMD. Si l’heure n’est pas encore à l’annonce de produits, nous en apprenons toutefois un petit peu plus sur les plans d’Intel.

Avec Arc, Intel vise pour l’heure quatre générations de GPU. La première porte le nom de code Alchemist. C’est cette génération de cartes graphiques qui est attendue dans les mois à venir et que l’on connaissait jusqu’ici sous le nom d’Intel DG2. Cette génération est désormais annoncée par Intel pour le premier trimestre 2022 — sans plus de précisions. Il est dès lors probable que l’on parle du mois de mars 2022. Ces cartes graphiques seront aussi bien déclinées en version desktop que laptop, de manière à équiper les ordinateurs gaming fixes et portables.

D’un point de vue technique, il est question d’une accélération des effets en raytracing pour les jeux compatibles mais aussi d’une technique de super-échantillonnage guidé par intelligence artificielle. Pour ce second point, cela fait référence à une technique permettant à une image d’un jeu d’être rendue dans une définition inférieure à celle de la définition d’affichage. De quoi accélérer le débit d’image sans perdre en qualité de rendu — du moins sur le papier. Le fait qu’Intel précise qu’une couche d’IA est présente laisse suggérer que la technique est probablement plus proche du DLSS de Nvidia que du FSR d’AMD.

 

John