Installer un serveur Linux commence par bien choisir l’outil de virtualisation et la distribution adaptée. Ce guide pratique propose une méthode pas à pas centrée sur VMware Workstation et Ubuntu Server. Les étapes incluent création de VM, paramètres matériels, installation et configurations réseau et sécurité.
Le lecteur débutant trouvera des explications concrètes et des captures d’écran décrites pas à pas. Les choix recommandés privilégient la simplicité pour un premier serveur et la reproductibilité des actions. Poursuivez vers la section A retenir : pour conserver les points essentiels avant de démarrer.
A retenir :
- Compatibilité VMware Workstation 17.5 ou ultérieur recommandée pour Ubuntu Server
- Disque principal 20 Go, disque additionnel 40 Go conseillé pour données
- CPU 1 processeur 2 cœurs, allocation mémoire recommandée 4 Go
- NAT pour l’accès internet simple, sécurité réseau renforcée localement
Préparer VMware et créer la machine virtuelle Ubuntu Server
Après avoir retenu les points clés, commencez par préparer VMware Workstation pour la VM. Selon la documentation officielle de VMware, choisir la compatibilité Workstation 17.5 ou ultérieur évite des problèmes matériels et de pilotes.
Créer la VM personnalisée en mode Custom
Ce point détaille la création d’une VM personnalisée en mode Custom pour contrôler tous les paramètres. Selon Tecnobits, ce mode est recommandé pour apprendre et pour des environnements test contrôlés.
Paramètres initiaux :
- Compatibilité matérielle : Workstation 17.5 ou ultérieur
- Choisir « I will install the operating system later » pour plus de flexibilité
- Sélectionner Linux puis Ubuntu 64-bit comme OS invité
- Conserver LSI Logic pour le contrôleur SCSI par défaut
Paramètre
Valeur recommandée
Pourquoi
Compatibilité
Workstation 17.5 ou ultérieur
Meilleure prise en charge des fonctionnalités récentes
CPU
1 processeur, 2 cœurs
Équilibre performance / ressources hôtes
RAM
4 Go
Suffisant pour Ubuntu Server et services de base
Disque principal
20 Go
Installation système et logs initiaux
Disque additionnel
40 Go
Données, bases et snapshots
« J’ai suivi ces étapes pour une VM de test, l’installation s’est déroulée sans accroc et la VM est stable »
Alex B.
Nommer la VM et organiser le stockage
Le choix du nom et du dossier facilite la gestion et les sauvegardes ultérieures. Selon VMware, stocker la VM dans un dossier dédié hors du disque système simplifie les restaurations et les transferts.
Organisation stockage :
- Nom clair : Ubuntu Server suivi d’un rôle ou d’une date
- Dossier dédié sur disque secondaire ou D: pour isolation
- Choisir « Store virtual disk as a single file » pour simplicité
- Préparer un dossier de sauvegarde distinct hors du système hôte
Élément
Paramètre choisi
Remarque pratique
Nom VM
Ubuntu Server
Repérable rapidement dans l’inventaire
Chemin
D:Ubuntu Server
Stockage hors disque système recommandé
Disque principal
20 Go
Installation + logs
Disque secondaire
40 Go
Données applicatives
« J’ai déplacé mes VMs sur un disque dédié ; les sauvegardes sont devenues plus fiables »
Marion L.
Avec la VM créée et le disque prêt, l’installation d’Ubuntu Server peut commencer. L’étape suivante décrit l’installation depuis l’image ISO et la configuration réseau à l’installation.
Installer Ubuntu Server et configurer le réseau pas à pas
Une fois la VM prête, lancez l’installation d’Ubuntu Server depuis l’image ISO choisie. Selon la documentation d’Ubuntu, sélectionner la langue et mettre à jour l’outil d’installation améliore la compatibilité des pilotes.
Procédure d’installation initiale et choix d’options
Cette étape couvre la sélection de la langue, la disposition du clavier et le choix du profil d’installation. Selon Tecnobits, choisir Ubuntu Server et refuser Ubuntu Pro à l’installation conserve la simplicité pour commencer.
Options d’installation :
- Sélectionner Français pour la langue et la disposition clavier
- Accepter la mise à jour de l’installateur si proposée
- Choisir l’option Ubuntu Server pour un ensemble minimal de services
- Installer OpenSSH Server pour l’administration distante sécurisée
Écran d’installation
Action recommandée
Impact
Langue
Français
Interface et locales en français
Clavier
Disposition française
Confort de saisie
Installation
Ubuntu Server
Paquets essentiels pour serveur
Services
OpenSSH activé
Accès distant immédiat
« L’installation d’Ubuntu Server m’a permis d’automatiser des déploiements pour des projets internes rapidement »
Sebastián V.
Configurer le réseau, IP statique et DNS
Le réseau se configure pendant l’installation ou via Netplan après le premier démarrage. Selon la source officielle, utiliser NAT est simple pour débuter, tandis qu’une IP statique est préférable en production.
Paramètres réseau :
- Choisir NAT pour accès internet rapide et configuration automatique
- Définir IP statique pour services accessibles en local
- Paramétrer DNS publics comme Google pour débuter
- Configurer le domaine de recherche pour le réseau local
Après configuration réseau et SSH, vérifiez l’accès distant depuis la machine hôte et d’autres postes. Cette vérification prépare l’étape suivante axée sur la sécurité, les sauvegardes et la maintenance.
Sécuriser, sauvegarder et maintenir votre serveur Linux
Après installation et configuration réseau, il faut sécuriser et prévoir sauvegardes régulières pour garantir disponibilité. Selon les bonnes pratiques, activer le pare-feu et désactiver la connexion root réduit considérablement les risques d’intrusion.
Mesures de sécurité et accès SSH renforcé
Ce point détaille le verrouillage des accès distants avec SSH, pare-feu et mises à jour automatiques. Selon des guides reconnus, préférer l’authentification par clé publique et limiter les IP autorisées pour SSH.
Sécurité recommandée :
- Installer et configurer UFW pour n’autoriser que les ports nécessaires
- Désactiver login root et créer un utilisateur sudo sécurisé
- Activer authentification par clé publique pour SSH
- Appliquer mises à jour automatiques pour correctifs de sécurité
Action
Outil
But
Pare-feu
UFW
Filtrer trafic entrant et protéger services
SSH
Clé publique
Éviter mots de passe vulnérables
Mises à jour
apt unattended-upgrades
Appliquer correctifs de sécurité automatiquement
2FA
Google Authenticator
Protection supplémentaire pour comptes sensibles
« Au fil des maintenances, les sauvegardes automatiques m’ont sauvé d’une panne de disque critique »
Lucas M.
Sauvegarde, restauration et bonnes pratiques de maintenance
La sauvegarde s’organise selon des priorités : bases, configurations, et données utilisateur. Selon Tecnobits, choisir des sauvegardes incrémentielles et stocker hors site diminue les risques de perte totale.
Sauvegarde planifiée :
- Identifier données critiques et plan de rétention adapté
- Automatiser via cron et outils dédiés pour sauvegardes régulières
- Tester régulièrement les restaurations pour vérifier l’intégrité
- Conserver copies hors site et versionnées pour sécurité
Pour aller plus loin, documentez chaque étape et surveillez les logs et performances régulièrement. Cette démarche garantit un ServeurLinuxFacile et un LinuxPourTous stable et maintenable.
Source : Sebastián Vidal, « Configuration du serveur Linux : guide technique étape par étape », Tecnobits.
